Pilates : quels sont les effets négatifs à connaître ?

Par Yasmine Bonnet

Publié le 03/01/2026

Pilates : quels sont les effets négatifs à connaître ?

Le Pilates est réputé pour renforcer en douceur et améliorer la posture. Pourtant, mal exécuté ou mal adapté, il peut déclencher des douleurs et aggraver certains troubles. Cet article aborde les pilates effets négatifs de façon claire et nuancée, avec des données et des conseils concrets. Vous y trouverez les précautions à adopter pour progresser sans vous blesser.

💡 À retenir

  • Oui: douleurs lombaires, cervicalgies, tendinites, sursollicitation du plancher pelvien ou des épaules. Elles surviennent surtout avec une technique imparfaite, une progression trop rapide ou des pathologies non dépistées.
  • Une étude montre que 20% des pratiquants de Pilates ressentent des douleurs lombaires
  • Le Pilates peut aggraver certaines conditions médicales telles que les hernies discales
  • Il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant de débuter le Pilates si on a des antécédents de blessures

Les effets négatifs du Pilates

Le Pilates demeure une méthode sûre quand il est bien encadré. Cependant, certains pratiquants rapportent des effets indésirables, en particulier lors d’une progression trop rapide ou d’un manque de technique. Parmi les pilates effets négatifs les plus cités, on retrouve les douleurs du bas du dos, la gêne cervicale, les tendinites d’épaule et l’inconfort au niveau des poignets.

Une enquête rapporte que 20% des participants ressentent des douleurs lombaires. Cette gêne apparaît souvent si la colonne neutre n’est pas respectée lors des flexions/roulades ou si le gainage est tenu en forçant le bas du dos. Exemple concret: sur le Roll Up, si vous “pliez” la taille en tirant sur les fléchisseurs de hanches, la pression augmente sur les disques et vous risquez une douleur après la séance.

La région cervicale peut aussi réagir. Les crunchs répétés avec la tête tirée par les mains, les “Hundred” mal respirés ou le “Criss Cross” accéléré provoquent cervicalgies et maux de tête. Une consigne simple aide: soutenir la tête avec un coussin fin, garder la nuque longue et répartir l’effort dans le tronc plutôt que dans le cou.

A lire aussi  Pourquoi je suis toujours fatigué et j'ai mal partout ?

Épaules et poignets paient parfois la note. Des ressorts trop lourds au Reformer, un appui exagéré sur les mains en planche, ou des mouvements au-dessus de la tête sans stabilisation scapulaire peuvent favoriser conflit sous-acromial et tendinites. Ajustez la résistance et vérifiez l’alignement épaule-coude-poignet. Si les poignets sont sensibles, travaillez sur les avant-bras ou utilisez un support en mousse pour réduire l’extension.

Le plancher pelvien n’est pas épargné. Une contraction abdominale trop “haut placée”, associée à un blocage respiratoire, accroît la pression intra-abdominale. Cela peut accentuer des symptômes de prolapsus ou d’incontinence d’effort. Retenez que la respiration latérale thoracique et une activation douce et graduelle du caisson abdominal limitent ce risque.

Dans certains tableaux, le Pilates peut aussi aggraver une pathologie existante. Les hernies discales déséquilibrées par des flexions/torsions chargées, l’ostéoporose avec flexions profondes, ou encore un syndrome d’hyperlaxité soumis à des étirements agressifs peuvent se détériorer. Ces situations illustrent des pilates effets négatifs évitables si l’on choisit des variantes plus stables et des amplitudes contrôlées.

Sur le plan physiologique, une respiration mal coordonnée (type Valsalva) peut déclencher étourdissements, hausse transitoire de la tension et crispation générale, freinant les bénéfices. Enfin, le surentraînement existe: enchaîner des séances intenses sans récupération peut mener à une fatigue tendineuse ou musculaire, voire une perte de motivation. Autant de pilates effets négatifs que l’on limite en dosant l’effort, en surveillant la douleur et en privilégiant la qualité à la quantité.

Contre-indications à prendre en compte

Contre-indications à prendre en compte

La plupart des profils peuvent pratiquer avec des adaptations. Certaines conditions nécessitent toutefois une évaluation personnalisée et parfois un avis médical avant de débuter. Si vous avez déjà ressenti des pilates effets négatifs, un bilan d’entrée avec un professionnel expérimenté s’avère particulièrement utile.

A lire aussi  Combien de temps dure une sciatique ? Comprendre et soulager

Voici les situations où la vigilance est maximale, car le Pilates peut envenimer les symptômes si les exercices sont mal choisis ou trop intenses:

  • Hernies discales, sciatiques, lumbagos récents: les flexions/torsions rapides ou chargées peuvent irriter davantage.
  • Ostéoporose sévère ou fragilité osseuse: éviter les flexions profondes et mouvements brusques en charge.
  • Grossesse avancée et post-partum (diastasis, prolapsus): privilégier la respiration, le renforcement doux et limiter la pression abdominale.
  • Chirurgie ou blessure récente (épaule, poignet, genou, rachis): respect strict des délais et des protocoles de rééducation.
  • Hypertension non contrôlée, troubles cardiovasculaires, glaucome: se méfier des inversions, apnées et efforts maximaux.

Les troubles de l’épaule (tendinopathies), les douleurs de poignet, l’hyperlaxité et certaines affections neurologiques réclament aussi des adaptations précises. Quand ces profils ne sont pas pris en compte, les pilates effets négatifs deviennent plus probables, d’où l’intérêt d’un suivi sur mesure, a fortiori au Reformer où la résistance varie vite.

Un repère simple: si la douleur dépasse 3/10, irradie, s’accompagne de fourmillements ou de perte de force, on arrête l’exercice et on ajuste. Et si vous avez des antécédents de blessures, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer, comme recommandé.

Conseils pour pratiquer en toute sécurité

Une pratique bien calibrée réduit drastiquement le risque de pilates effets négatifs. Priorisez la qualité du mouvement, la respiration et une progression lente. Commencez par deux séances hebdomadaires courtes, laissez 48 heures de récupération et notez vos sensations pour adapter l’intensité.

Trois piliers font la différence: une respiration latérale fluide, un auto-grandissement constant et un gainage 360 qui n’écrase pas le ventre. Ces repères, associés à la recherche de la colonne neutre, protègent le dos et répartissent mieux les charges.

Yasmine Bonnet

Je suis Yasmine Bonnet, passionnée de sport et blogueuse engagée. Mon objectif est de partager des conseils, des récits inspirants et des astuces pour encourager chacun à se dépasser. Rejoignez-moi dans cette aventure sportive !

Rejoignez notre newsletter !

Je m'abonne

Plus d'actualités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.